Event du Baladin

Département : DORDOGNE (24)

Commune : URVAL

Coordonnées kilométriques Lambert 2 étendu :

X : 489.294

Y : 1978.353

Latitude / Longitude en WGS 84: N 44°47'49.5 / E 000°56'16.9

Altitude : 140m

Carte IGN : 1937 E

Type de calcaire : CRETACE Campanien (C 6d-e)

Calcaire sableux jaunâtres à rudistes avec intercalation de bancs sableux.

Description : Résurgence temporaire qui fonctionne en trop plein

Développement : environ 130m exploré par Patric LASSERRE et Jean François LEYGONIE le 15 juillet 1989 avec arrêt sur rien

200m exploré par notre équipe avec arrêt sur rien (shunt en cours par creusement d'un puits, c'était devenu obligatoire...).

Sorties :

lundi 13 mars 2006 (Nicolas ESCURAT)

Visite en soirée d'une résurgence temporaire en bordure du plateau de la bessède suite aux indications de Damien LAFORGUE.

Un ruisseau sort en torrent de la résurgence. Plus bas dans le vallon, une partie des près sont innondés.

A l'intérieur, la galerie n'est pénétrable que sur environ 15-20m. On remarque en amont, un dépôt de sables et de graviers agglomérés entre eux. Il faudrait ramper dans l'eau pour aller plus loin, mais le débit est important et l'espace hors d'air très réduit. J'y reviendrais plustard je crois, c'est du suicide même avec une combinaison néoprène !!! De plus, cela siphone peut être plus loin...

été 2006 (Nicolas ESCURAT)

Le trop plein ne coule pas. J'ai parcouru en "touriste" dans la cavité environ 25-30m. Je me suis arreté sur une sorte de chicane très sévère qu'il est possible de franchir en tenue spéléo (pour les minces et souples je précise). Le passage répété de l'eau fait croire à de la première... Mais il n'en est rien.

Au retour, j'ai agrandi volontairement certains passages en "saignées" pour voir si les prochaines crues feront évacuer une partie du sable et des graviers.

été 2007 (Nicolas ESCURAT)

Ce jour là, la résurgence ne coule pas mais je constate qu'une très grande partie du remplissage sableux a disparu.

Il faut aussi noter que le trou souffle un air frais et qu'il ne coule pas. On m'a informé la possibilité que cela soit le fait d'une jonction possible avec 2 grottes fossiles vues en 1965 par Bernard BITARD. Il faut que je me renseigne auprès des membres de Périgueux car les nouveaux propriétaires Hollandais ne sont pas au courant.

Il ne faut pas laisser tomber cette résurgence qui réagit comme un trop plein. Elle peut donc nous amener peut être dans un réseau plus grand. Mais je n'ai pas encore pu déterminer avec précision la relation entre les quantités de précipitations et le temps de mise en charge. J'ai seulement remarqué cela :

- lors d'une période de très fortes pluies en mars 2006, la résurgence a coulée pendant 2 semaines après l'arrêt total des précipitations

25 novembre 2007 (Alban ROUSSEAU, Nicolas ESCURAT)

Après une topographie et une scéance de tir avec Alban à la grotte de labiden, je décide de lui montrer cette cavité qui m'intrigue et qu'il ne connait pas. On va essayer de revoir les possibilités d'agrandissement de la galerie. En effet, les 2 "éclaireurs" de Périgueux n'y sont pas revenus et on sait maintenant pourquoi :

- mise en charge rapide à la suite de précipitations

- 3/4 d'heures de galère dans un boyau très étroit avant de pouvoir se mettre à genoux (et je ne parle même pas des châtières dont une est vraiment très sévère)

Notre objectif est donc d'agrandir certains passages afin de rendre la progression moins cauchemardesque. Il faudra s'aider aussi du travail naturel de l'eau qui semble bien s'effectuer ici. Je pense qu'il serait intéressant de décaisser certains passages rocheux à l'exposif afin que les crues puissent évacuer une partie du remplissage sableux. Je sais déjà que cela marche à merveille! Mais cela peut devenir trop fastidieux dans certaines configurations de galeries.

Après être parvenu à l'étroite chicane de la dernière fois, je me lance dans de la desobstruction à grand coup de massette. Enfin, des petits coups pour rester réaliste car l'espace est plutôt réduit. Mais bon, après acharnement sur cette roche bien dure et cassante, je parviens à casser quelques blocs. Cela me permet de mieux me faufiler dans le passage pour voir la suite. On voit sur 4 m de praticable où la hauteur est nettement plus haute... Il y a bien 15cm en plus!! lol Puis ensuite, la galerie tourne à gauche au bout de quelques mètres.

Alban qui s'est lui aussi faufilé dans la galerie étroite, remarque que des tirs explosifs feraient merveilles dans ce type de roche. De toute façon, c'est la seule solution à moins que l'on retrouve plus loin la cheminée décrite par P. Lassere pour shunter la galerie. Enfin, pas question de se farçir les passages siphonants dans l'état actuel de la galerie. Il faut être méthodique. On va d'abord agrandir sagement les passages au fur et à mesure de notre progression.

A suivre...

21 décembre 2007 (Alban ROUSSEAU, Damien LAFORGUE, Marc DELLUC)

scéance de tirs explosif afin d'agrandir la galerie jusqu'à la 1ère châtière sévère.

30 décembre 2007 (Nicolas ESCURAT)

Repérage au GPS de 4 dolines qui pourraient être en relation avec la cavité et topographie de l'event jusqu'à la châtière sévère.

doline 1
doline 2
doline 3
doline 4
localisation des dolines

3 janvier 2008 : Après une longue période sans véritables pluies, il s'est enfin mis à pleuvoir. C'est vrai que les pluies se sont montrées bien rares jusqu'à présent. Cette sécheresse est installées depuis le mois de septembre! Le déficit hydrique cumulé est de presque 200mm!!!

Les précipitations ont débutées dans la nuit du 3 au 4 janvier et cela fait depuis cette date que je surveille l'évent du baladin. J'y vais régulièrement pour voir si la cavité va se remettre en charge.

6 janvier 2008 (Tristan PASTEYER, Nicolas ESCURAT)

Il est exactement 12h00 quand nous traversons avec Tristan le ruisseau du peyrat qui est toujours en crue depuis vendredi matin. Mais à priori, la mise en charge ne s'est toujours pas effectuée à l'évent car je ne vois aucun filet d'eau dans la prairie où se jette habituellement le ruisseau temporaire. On décide alors de remonter le vallon pour voir si l'eau ressort quelquepart comme le suppose un ancien compte rendu.

Arrivés au cabanon du bas, on entend bien quelquechose couler mais rien à signaler visuellement dans le lit habituel du ruisseau... Je regarde en direction de la cavitée et j'apperçoit bien l'eau coulée de l'entrée. Bizarre. Je me dit alors, que l'eau doit se perdre dans une nouvelle fissure ou perte entre nous et la grotte. Mais il n'en ai rien. En fait, après avoir remonté jusqu'à mis pente, je m'apperçoit que le filet d'eau arrive d'un seul coup et qu'il commence à déplacer les feuilles accumulées depuis la dernière mise en charge.

En fin de compte, l'évent s'est mis en charge au moment de notre arrivée dans le bois. Il est 12h05, la mise en charge "en direct" est officielle lol

Cela prouve bien que la mise en charge est assez brusque... Sans doute le fait d'une "retenue" quelquepart et c'est justement le cas au niveau de la châtière?

A noter qu'il aura fallu 2.5 jours de pluies assez fortes et continues pour mettre en charge le réseau. Cela prouve bien l'existence d'un trop plein dans la cavitée.

 

Comme le réseau coule enfin à un débit raisonnable, je décide d'y revenir en fin d'après midi pour tenter une désobstruction aquatique. L'eau devrait m'aider fortement à abaisser le niveau de remplissage. Enfin, j'espère car agrandir ce noyau sans eau serait un travail très fastidieux du fait que le colmatage de graviers et d'argile est très compact. Il ne s'enlève pas facilement et en plus il faudrait se farcir l'évacuation des déblais dans ce boyau étroit.

J'ai donc commençé le travail au début du boyau où la galerie a un calibre de 40cm sur 40 cm. Après 2 heures de désobstruction en combinaison néoprène, je ressort content de mon travail (enfin, surtout celui de l'eau). J'ai quasiment doublé la hauteur du boyau sur 3m. J'ai fait une photo au début du boyau pour voir la différence mais l'ambiance était plutôt brumeuse. Il faut dire que j'ai pas mal transpiré quand même.

Photo "avant" et "après" désobstruction aquatique du 6/01/2008

20 janvier 2008 (Nicolas ESCURAT)

Désobstruction aquatique, le retour!!! Il est 10h et l'évent coule assez fort aujourd'hui. Le débit doit être du double de la dernière fois. J'ai commencé la désobstruction à l'endroit où j'avais attaqué la dernière fois afin d'agrandir encore un peu plus. J'ai ensuite décaissé avec l'aide de l'eau au fur et à mesure de sorte à être tout le temps à genoux. J'ai arrêté la désobstruction à 4 mètres de la chatière. Et heureusement car il était déjà presque 14h... J'avais faim!!!

Encore une scéance et je pense que Alban et Damien pourront travailler correctement pour faire sauter la châtière sévère. Mais il faudra aussi enlever les différents blocs qui sont coincés sur les côtés pour qu'ils ne risquent pas de retomber dans le lit du ruisseau temporaire.

A noter aussi que la petite résurgence située à proximité du sentier balisé coulait aussi plus fort que la dernière fois. Leurs débits varient dans les mêmes proportions et leur mise en charge est quasiment simultanée. Les 2 résurgences sont elles en relation? A vérifier lorsqu'on aura fait la topographie complète de l'évent.

 

24, 25, 26, 27 janvier 2008 (Nicolas ESCURAT)

Je surveille l'event depuis quelques jours afin de savoir quand le trop plein s'arrêtera... A partir du 24, j'ai décidé de faire des photos car j'ai l'impression que la décrue s'accélère. On voit bien l'évolution. Je pense que les eaux ne devraient plus couler dans la 1ère partie de la cavitée dès cette nuit ou peut être demain. Lors de ma dernière visite, le débit de l'évent était similaire à celui de l'autre petite résurgence située à côté du sentier balisé.

Depuis l'arrêt des pluies il y a un peu plus d'une semaine, la résurgence coule toujours. L'alimentation de la cavitée est sans aucun doute liée à une absorption des eaux venant d'une partie du plateau de la bessède (eaux d'infiltrations). Cela est d'autant plus confirmé qu'il n'y a plus aucun fossé qui coule aux alentours de l'event. L'hypothèse d'une perte est donc écartée avec certitude.

3 février 2008 (Nicolas ESCURAT)

Petite désobstruction solo en prévision de la prochaine scéance de tir qui devrait anéantir cette fichue chatière qui empêche certains de passer... Il faut dire qu'il faut vraiment se contortionner pour franchir cet obstacle! Et cela peut devenir un vrai danger en cas de fatigue ou de brusque montée des eaux.

Et bien, j'ai remarqué assez vite que sans eau qui coule, c'est une vraie galère de creuser dans cette cavitée. Le creusement ne pose pas de problème tant que le remplissage est humide mais c'est plutôt au niveau de l'extraction des déblais que cela coince... Surtout qu'il faut absolument tout ressortir de la cavitée pour ne pas empêcher l'eau de couler naturellement. Alors j'imagine en période sèche où le remplissage devient compact :-(

Enfin, on ne m'y reprendra plus.

Il faudrait donc attendre une prochaine mise en charge suffisante pour terminer le boulot. C'est à dire, finir la tranchée jusqu'au passage de la châtière pour permettre ultérieurement de vider une partie du remplissage sableux de toute la partie non encore explorée par l'équipe. Mais les tirs explosifs peuvent se faire dès maintenant.

Seule remarque du jours, la galerie située en amont de la châtière est toute remplie d'eau (environ 20cm). C'est en fait le plancher rocheux au niveau du passage surélevé qui bloque les eaux. L'eau est stagnante au niveau de ce "barrage" et affleure prête à dédorder. Pourtant, il n'a pas plut depuis l'arrêt de la mise en charge. Il y a donc 2 hypothèses :

- soit le fond de la galerie amont est totalement étanche (peut probable)

- soit la galerie est encore active au delà et de l'eau s'échape par un autre orifice (fort probable avec les informations que m'a donné Patrick LASSERRE)

La 2ème hypothèse semble la plus réaliste et prouverait bien le fait que la cavitée fonctionne en trop plein. Ce qui est certain, c'est qu'il ne faudrait pas beaucoup de pluies pour remettre légèrement en charge l'évent.

A noter aussi que la petite résurgence située à gauche du sentier balisé coule toujours avec le même débit que la dernière fois (à l'arrêt de la mise en charge de la résurgence). Est ce en relation avec un autre trop plein de l'évent du baladin? Ou est ce l'exutoire des eaux du réseau actif qui s'engouffrent dans une petite faille à environ 100 m de l'entrée de l'évent?

Résurgence temporaire de Pessel

8 février 2008 (Nicolas ESCURAT)

Ce qui devait arriver arriva! Il y a eu quelques précipitations dans la semaine. L'évent s'est de nouveau mis en charge en fin de semaine. Le trop plein coule très légèrement avec le même débit que celui du 27 janvier. Si il ne repleut pas, la résurgence ne coulera plus dans 1 ou 2 jours. Mais l'amont de la galerie au delà de la châtière risque d'être actif pendant un certain temps. Et c'est là que nous en savons pas plus...

Ce qui est sur, c'est que nous risquons de modifier le fonctionnement du trop plein quand Alban et Damien auront fait "péter" la châtière. L'évent risque de se mettre en charge plus rapidement et de couler plus longtemps après une période de précipitation. Mais ce qui nous intéresse, c'est surtout la potentialité de vider une partie du remplissage sableux des galeries situées en amont de la châtière même si c'est vrai que cela est confortable de ramper sur du sable lol

24 février 2008 (Alban ROUSSEAU, Marc DELLUC, Bernard MARTY)

Il n'est pas tombé d'eau depuis la dernière scéance et cela tombe bien car Alban est venu désintégrer la châtière!!!

Châtière sévère "avant" et "après" tir explosif

Après le déblaiement des gravats quelques jours après la désobstruction grâce à l'aide du ventilateur, on peut s'apperçevoir du résultat.

Une visite ultérieure pour regarder les niveaux d'eau, m'a permis de conclure que lorsque la bute d'argile située devant la châtière aura été enlevée, le niveau d'eau en amont devrait baisser d'au moins 25cm vu que le fond de la châtière n'existe plus !!! Logiquement, lorsqu'une belle crue sera passer par là, on peut espérer que le niveau de sable aura le même destin.

8 mars 2008 (Alban ROUSSEAU, Marc DELLUC, Bernard MARTY, Patrick LASSERRE, Nicolas ESCURAT)

Nous sommes tous réunis pour aller au fond !!! On espère enfin percer le mystère de cette cavité.

Alban, Marc et Bernard ont finis de déblayer les blocs d'un autre tir le matin dans une étroiture située au virage d'après. Toute l'équipe a été complète vers 15h pour ce moment tant attendu : l'exploration de la suite de la cavitée.

Alban part en éclaireur mais il nous attend car j'ai décidé de lever la suite de la topographie à partir de l'ancienne châtière. Cela permet de s'impregner plus facilement de la grandeur de la galerie... 60cm de large sur 50 cm de hauteur en moyenne. La photo de ci-dessous prise juste après l'ancienne châtière représente bien la situation. Un peu plus loin, on pense à Marc et à Bernard qui nous suivent car il y a un passage un peu délicat où il vaut mieux avoir les jambes courtes. Une chicane souterraine à sens unique ;-)

Enfin, on est content de progresser sur un sable délavé et plutôt confortable dont nous avait parlé Patrick. Pendant notre progression, on admire avec une joie plutôt cachée les niveaux d'eau sur les parois laissés lors de la dernière crue de Janvier. On se rend compte qu'il y a des passages siphonants assez régulièrement. Il faut donc être vraiment très prudent pour programmer l'exploration d'une telle cavitée.

Mais bon, aujourd'hui rien est à craindre. Il n'a pas plut depuis longtemps et le ciel est sans nuage. On se permet même de blaguer sur certaines portions où cela s'agrandi. Des cloches de 70cm de hauteur, des passages larges de 80cm. De quoi se plaint on? lol

Mais a près plus d'une heure de relevés, on entend Alban crier à 75-80m de l'entrée "voûte mouillante!!". On va pas nous refaire le coup de la Fontaine du Conte quand même?

A première vue, il semblerait que le réseau soit encore actif au delà. Le plafond s'abaisse et une sorte de bute de sable bloque les eaux. De toute façon, on se rend vite à l'évidence qu'il faut faire demi-tour. Il ne vaut mieux pas prendre de risque. Personne n'a envit d'aller patauger au risque d'amorcer la rétention d'eau qui pourrait s'engouffrer dans la galerie. On pourrait alors rester bloquer entre 2 siphons, voir pire ;-(

Ce qui est probable, c'est qu'on s'approche de l'agrandissement de la galerie décrite dans les anciens comptes rendus de spéléo dordogne. En effet, le calcaire semble évoluer au delà de cette voute mouillante. D'après Patrick, il semblerai que ce soit du raisonnien! Un calcaire très apprécié des spéléos ;-)

En faisant marche arrière (Eh oui au fait, on ne peut même pas se retourner), on rencontre vite Marc et Bernard qui comprennent assez vite l'information réjouissante. "Aller hop, en avant arrière toute!!!"

Pour information, l'évent s'est arrêté de coulé vers le 10 février 2008 (il y a 27 jours donc). La décrue à l'intérieur de la galerie est donc assez lente surtout qu'il n'a pas vraiment plut depuis. Mais on reviendra, car le courant d'air créer artificiellement par le ventilateur nous indique que cela continue bien en amont...

On va donc attendre les beaux jours avant d'y revenir.

15 mars 2008 (Nicolas ESCURAT)

Il y a eu 25mm de précipitations entre le 10 et le 13 du mois (4+7+9+5). L'évent ne s'est pas mis en charge pour autant, mais c'était juste...

J'avais prévu ce samedi de revenir seul pour abaisser la bute située juste avant l'ancienne châtière. Lors de ma dernière désobstruction aquatique, j'avais remarqué que c'était le point haut du sol de la première partie de la cavitée (10 cm plus haut environ que la partie basse de l'ancienne châtière). Et aujourd'hui, il manquait 15cm environ pour que cela déborde dans la galerie aval.

Photo "avant" et "après" désobstruction du 15/03/2008

Après 2 heures de décaissage, j'ai permis à l'eau de s'écoulée dans la galerie aval. J'ai ensuite continuer à creuser pendant environ 1 heure pour finir le travail. Pendant ce laps de temps, le niveau de l'eau a baissé de presque 10cm.

Mission presque accomplie !! Grâce à cela, le niveau des eaux dans la galerie amont sera de 25 cm moins haut qu'avant notre série de désobstruction. C'est pas si mal ! Espérons qu'une prochaine grosse crue fasse le ménage en avont...

Aussi, pour information, l'autre résurgence temporaire de Pessel est à une altitude plus basse d'environ 4.7m que l'évent (d'après relevé topographique avec un clisimètre). Elle s'est mise à coulée légèrement depuis le 12 mars.

Résurgence temporaire de Pessel

nuit du 17-18 mars 2008 (Nicolas ESCURAT)

Il est tombé 24mm supplémentaires entre le 16 et le 17 mars. La mise en charge est désormais suffisante pour aller finir de casser le point haut de la cavité. J'ai donc prolongé la tranchée de quelques mètres et j'ai arrêté quand la cassure du niveau d'eau était suffisante pour qu'il n'y ait plus de "barrage" à la châtière. J'aurais pu encore continuer à agrandir mais j'ai eu un coup de barre vers 2 heures du mat. La scéance a durée environ 4 heures non stop (22h15 à 02h15) ; mes bras s'en souviennent...

Au final, j'ai pu constaté que l'eau ruisselait bien au delà de la châtière (voir dernière photo). Le point haut est désormais situé à 4m devant l'ancienne châtière. Mais pour abaisser le niveau au delà, il faudrait faire encore casser le rocher du plancher de l'ancienne châtière.

Une fois que l'évent se sera calmé, il faudra aller voir si l'abaissement au niveau de la châtière a permis de vidanger une partie du remplissage sableux. Ce qui est certain, c'est qu'il y a bien moins d'eau dans la partie amont (niveau d'eau de 30 cm plus bas environ). Et je pense que la galerie ne siphone plus au delà.

(L'évent n'est pas prêt de s'arrêter de couler car il est tombé 107mm ce mois de Mars 2008)

11 avril 2008 (Nicolas ESCURAT)

Il est retombé 47mm de plus depuis la nuit du 9 au 10 avril, je suis donc passé voir si l'évent crachait bien. Et bien, c'est la première fois que je le voyait couler si fort !!! (sauf sur les photos de Patrick lors d'une forte crue en 1988).

La cascade était belle mais l'eau était de couleur marron... Il y avait du sable et de l'argile en suspension dans l'eau. Pourquoi? Car lors des mises en charge précédentes, l'eau a toujours été claire.

J'ai vérifié la couleur de l'eau le 12 après midi ; tout était redevenu normal mais le débit était un peu moins important. Après avoir poussé la vérification jusqu'à l'ancienne châtière, j'en conclu que du remplissage venant de l'amont a été évacué... C'est bon ça!!

24-25 mai 2008 (Nicolas ESCURAT, Tristan PASTEYER)

Il est jamais tombé autant d'eau en si peu de temps dans le secteur. Le verdict : 91mm sur le week-end avec 71mm seulement dimanche.

Tout était innondé dans les vallées. Il y a eu pas mal de dégâts sur les routes. C'était vraiment impressionnant. Le ruisseau du peyrat était infranchissable. Il a fallu que l'on descende par le chemin pédestre de Pessel qui s'était tranformé en torrent pour aller voir couler l'évent du Baladin.

On entendait le trop plein gronder depuis le sentier malgré la fureur du ruisseau du Peyrat situé juste en contre bas. Arrivé, juste à côté de l'évent, on ne pouvait que constater la violence de la crue. RECORD BATTU!!!!! Toute la cascade était marron et le débit était vraiment impressionnant pour ce trop plein. Au niveau de l'entrée, il y avait environ 40 cm d'eau pour 60cm de largeur de galerie.

Ce n'est pas le cas mais par approximation, la mesure des débits par la méthode des déversoirs rectangulaires donnerait un débit de 250 litres / secondes soit 900m3 par heure.

Enfin, vu les pluies encore annoncées, on sait que la première n'est pas pour encore. Pourtant, il y a quelques jours l'évent était prêt à s'arrêter de couler. Mais cette année les pluies sont importantes et régulières...

Photo "avant" et "après" l'importante crue du 25/05/2008

Et bientôt le video de la crue.

11 juin 2008 (Alban ROUSSEAU, Nicolas ESCURAT)

On peut affirmer après constatation que l'évent se met en charge très rapidement. Lors de l'orage du 11 juin 2008 (38mm en moins de 1h30), l'évent a atteint son débit maximal moins de 2 heures après le commencement des précipitations.

On remarque alors la dangerosité de cette cavitée par temps orageux.

De plus cette réaction rapide aux orages, indiquerait alors la présence d'une perte ou d'une doline perçée quelquepart...

Bilan des pluies relevées sur le bassin versant de l'évent :

Mars 108mm / Avril 164mm / Mai 204mm / Juin 102mm

GLOU GLOU !!!!!!!!!

28 juin 2008 (Bernard MARTY, Nicolas ESCURAT)

Avant de partir rejoindre l'autre partie de l'équipe pour désobstruer un trou qui aspire fort, on est parti vérifier les niveaux d'eau dans la cavitée.

Une fois arrivée sur place, on constate que le trop plein coule encore un peu mais cela ne devrait plus trop durer (2 jours je pense). On va donc se mouiller à l'intérieur.

Une fois arrivés à l'intérieur on a d'abord été forcé de faire un inventaire de bébêtes volantes en nombre très important. Non, non ce n'était pas des chauves souris mais des quantités impréssionnantes d'insectes volants!!! Il fallait avancer en rampant tête en bas et bouche fermée car il y en avait de véritables nuées. Bzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz Et gloup, 2 pour Bernard.

Comme il y avait encore un peu d'eau, on a pas été plus loin que le virage un peu serré situé à environ 7m après l'ancienne châtière. Enfin, on a remarqué que les dernières crues avaient lavées la partie aval de la cavité ; c'est déjà ça. Il y a même 2 passages où la galerie a presque doublée de largeur. Et j'ai bien peur que la couleur marron de l'eau remarquée lors des récentes crues ne soit en fait lié à cela...

On se réserve peut être la première pour le week end prochain. Espérons que l'on ne retrouvera pas de siphons... et qu'il ne repleuve pas entre temps. Il faudrait peut être mettre quelques sierges à l'église pour espérer que des pluies orageuses ne viennent pas compromettre notre rendez-vous du week end prochain lol

2 juillet 2008 (Nicolas ESCURAT)

 

Il s'est écoulé 2 semaines entières depuis les dernières pluies et l'évent ne coule plus.

Et pour information, la résurgence temporaire de pessel coule aussi encore un peu. Son débit est similaire à celui de l'évent à la date du 28 juin 2008.

D'autre part, l'entrée de l'évent soufflait un air très frais au niveau du sol (13.4°C) alors que la partie haute aspirait l'air chaud extérieur qui devait être à un peu moins de 30°C. . C'est souvent le signe d'un gros volume mais cette hypothèse reste à vérifier car la climatologie des cavitées est très complexe parfois. J'ai aussi remarqué plusieurs fois ce courant d'air en période froide mais il était logiquement inversé (souffle au niveau de la voute, aspiration au ras du sol).

Ces courants d'airs étaient à chaque fois bien perceptibles ("vent" au niveau du visage, végétation qui bouge et feuille de papier inclinée par le souffle) et observés dans des périodes de non ruissellement de l'évent car on peut être trompé par la convection et la fraicheur provoquée par l'eau.

3 juillet 2008 (Nicolas ESCURAT)

Il est tombé 23mm entre le 2 juillet et le 3 juillet 13h (pluies orageuses) mais ces précipitations n'ont pas remis en charge l'évent. Oufffff !!! Mais cela devait être juste surtout que la retenue avant l'ancienne châtière n'existe plus.

4 juillet 2008 (Marc DELLUC, Nicolas ESCURAT)

Pour éviter de déplacer toute l'équipe pour peut être "rien", on est parti avec Marc en éclaireur pour essayer de voir les niveaux d'eau dans la galerie. On avait rendez vous à 19heures. Notre de but était de voir les évolutions suite aux dernières désobstructions et l'énorme crue du 25 mai. On espèrait aussi pourquoi pas "passer" mais sans l'avoir dit à Marc, j'étais septique car l'orage de la nuit du 2 au 3 avait sans doute annéanti nos chances de succès :-(

Enfin, après s'être retrouvé dans la galerie on a commencé notre progression dans la galerie. Un souffle d'air frais provenant de l'amont nous motive. C'est au moins le signe qu'il n'y a pas de siphon aujourd'hui. Cependant, si je repense à mes observations des derniers jours, j'en conclu que l'évent siphone encore certainement quelquepart quand il coule. En effet, l'évent a recommencé sa ventilation qu'à partir du 1 juillet ; période où il coulait à peine (juste un filet d'eau ridicule faisant penser à un ressuyage de la galerie sableuse). Et lors de l'activation de cette résurgence temporaire, il n'y a jamais eu de ventilation (été comme hiver).

Retour à notre exploration ventre à terre (eh oui pas debout...) On remarque rapidement que le sable est humide dès le passage de la cuvette (la dernière pluie orageuse y est sans doute pour quelquechose). Le niveau d'eau visible sur les parois nous confirme que le siphon est ici. Enchanté !

Ceci explique aussi pourquoi, l'évent n'a jamais ventilé pendant qu'il coulait.

Plus loin, on retrouve encore quelques petites laisses d'eau que l'on passe à plat ventre ou à quattre patte et demi. Au final (eh oui déjà), on retrouve notre chère et tant rêvée redoutée voute mouillante :-((((( Elle est située à la suite de deux virages successifs à presque 90° et juste après une petite cloche. Après une tentative de vidange prudente de cette eau (petit canal creusé en marche arrière), on abandonne cette idée du fait de voir se réamorcer le siphon derrière nous qui n'attend que ça. Cette petite séance nous a permis de voir que le sens naturel de l'eau était respecté jusqu'à ce fameux siphon. Ensuite, c'est une bute de sable qui bloque les eaux et qui fait office de trop plein. Mais il faut savoir que désormais, cela ne siphone plus au delà de la cuvette (l'espace d'air varie de 10 à 50 cm en moyenne quand la crue est minimale). Enfin tout est relatif, car lors d'une bonne crue comme le baladin sait les faire, tout est noyé et sous pression. Sachant que des orages brutaux mettent le débit d'écoulement de la résurgence au maximum en moins de 2 heures, il faut être très prudent pour pénétrer dans la cavitée par période orageuse ou pluvieuse. Par précaution, on s'interdit d'y rentrer quand la météo est mauvaise voire incertaine.

On a aussi constaté que l'énorme crue n'a pas du tout abaissée le niveau du remplissage sableux. QUE NE NI !!!! Sauf peut être au niveau de la voute mouillante?

En fait, la vidange partielle de ce sable ne pourra être effective que quand le siphon n'existera plus. Il faudra donc abaisser ultérieurement le bout de galerie situé entre la cuvette et l'ancienne châtière. On y a d'ailleurs travaillé un peu sur le retour. On a enlevé une quantité assez importante de blocs dans ce passage. Quelques coups de massettes ont aussi été nécessaires afin de détacher certains morceaux de calcaires.

Donc, vous l'aurez tous compris : pour espérer faire cette première, on ne veut pas de pluie cette semaine BORDEL !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

12 juillet 2008 (Bernard MARTY, Nicolas ESCURAT)

Bernard qui ne connaissait pas la suite de la cavitée est passé le premier dans les énormes galeries. Arrivés presque au bout, nous avons fait la topographie jusqu'à la voute mouillante qui était toujours présente. Mais après une semaine sans pluie, son niveau a baissé de 5cm environ. Le passage hors d'air était donc d'environ 15 cm. C'était jouable mais la météo annoncée pour cet après midi n'était pas avec nous (petites averses de pluies). C'était même limite pour pénétrer dans le baladin. Il vallait mieux donc ne pas tenter le diable sachant la dangerosité de la cavitée par temps de pluie.

J'ai l'impression que cette année à 13 lunes va nous faire chi...... ;-)

Dernière remarque, la résurgence temporaire de Pessel coule toujours un peu (vidange de la voute mouillante?)

19 juillet 2008 (Marc DELLUC, Nicolas ESCURAT)

Equipés tous les 2 d'une combinaison néoprène, on est motivé pour passer cette voute mouillante si elle existe encore. Le trou souffle aujourd'hui car il fait bien chaud à l'extérieur. On ne tarde donc pas à rentrer dans les entrailles du baladin.

Le sable sur lequel on rampe est bien sec sauf arrivés à quelques mètres de la voute mouillante. Elle doit donc très certainement être encore là. Mais son niveau d'eau à encore baissé de 5cm de plus. C'est donc peut être jouable. J'enfile ma tête pour voir l'aspect de la galerie toute remplie d'eau. Je n'entend rien couler et l'eau est stagnante. Je vois sur plusieurs mètres ; les passages hors d'air varient entre 10 et 20cm. Cependant, la hauteur d'eau est peu profonde, ce qui veut dire qu'il va falloir s'allonger intégralement dans cette cuvette.

Je commence alors à m'enfiler dans le passage et je m'apperçoit rapidement que l'eau y est plutôt bonne fraiche. De plus, il faut que je dégage du sable pour passer mon torse car certaines hauteurs ne dépassent pas les 20cm. Au bout d'un moment, j'arrive dans une pseudo cloche qui est en fait une petite diaclase perpendiculaire où cela se relève d'à peine 10-15 cm. Je peux enfin, sortir mon oreille droite de l'eau et arrêter de faire le tuba avec mes lèvres. J'en profite pour décrire cette courte avançée à Marc. "C'est que c'est juste par endroits!"

Enfin, je devine à moins de 2 mètres devant moi une portion qui semble se relever. Je replonge mon oreille droite dans l'eau en inclinant ma tête et je m'avance un peu plus. Je vois alors, que la galerie tourne à droite. Seulement, le va et vient de l'eau sur une bute de sable située devant moi m'indique que l'on a affaire à une simple cuvette (enfin plutôt chiante quand même cette cuvette). On aurait préféré une scéance de talasso moins rude.

Et ce n'est pas fini, car le petit abaissement de la voute va encore nous faire des misères. On va être obliger de faire une mini-apnée avec la bouche. "Marc, il va falloir fermer les écoutilles !!!"

Une fois passé, j'en informe Marc puis je regarde ce qui nous attend. Je vois une belle galerie de taille identique à celles parcourues précédemment... On est réjouit.

40m plus tard... de progression sur les coudes dans un boyau sinueux mais sans virage à forcer, j'entend enfin couler quelquechose. Petite montée d'adrénaline. Espérons que cela soit la perte que Patrick nous a parlé.

10m plus loin, on a enfin la confirmation. J'y croyait presque plus. Un ruisseau souterrain qui coule sur des graviers se pert dans une fracture de 15cm x 7cm environ située sur le bord de la paroi gauche de la galerie. On remarque aussi qu'il en faudrait peu pour que le ruisseau coule dans la galerie d'accès (moins de 5cm à vue d'oeil). Et que dire si cet échapatoire se bouche... La voûte mouillante située derrière nous se transformerait en siphon de 5m. J'hésite donc a m'enfiler dans le ruisseau.

Marc, impatient de passer le premier me dit qu'il va aller jeter un coup d'oeil avant que l'on y revienne avec toute l'équipe. La seule cloche située à 2.5m avant la perte du ruisseau nous permet cette manoeuvre. Il parcourt à peine quelques mètres et m'indique que la galerie change d'aspect. C'est plus large et aussi surtout plus haut. Un passage lui permet même de se mettre debout. Il passe encore un dernier virage dans le lit du ruisseau et fait demi-tour. Ca sent plutôt bon ! Un ruisseau et ça souffle...

On garde la surprise pour la prochaine sortie qu'il faudra programmer par très beau temps. Et pas dans 20 ans les gas!! (clin d'oeil à Patrick ;-)

Mais d'abord, il faut que l'on se refarcisse avec Marc les 120 mètres de boyaux du retour. Heureusement, on ne les fera pas en marche arrière cette fois-ci.

Et pour finir la topo, on verra quand on sera motivé...

27 juillet 2008 (Bernard MARTY, Marc DELLUC, Nicolas ESCURAT)

En résumé, topographie surprenante (on était donc motivé) avec un peu de première. Et arrêt sur rien encore une fois à environ 200 mètres de l'entrée.

En fin de compte, le ruisseau change de gabarrit quelques mètres après la perte du ruisseau souterrain. Sa largeur varie de 1.5 à 2m pour des hauteurs très variables mais on est le plus souvent à 4 pattes. Cela change déjà du boyau d'accès où les crampes sont interdites lol

Seul Marc est parti en éclaireur. Il a parcouru environ 80m avec arrêt sur un grand virage à gauche.

Pendant ce temps, j'ai fais 2 photos et 1 visée topo. Bernard lui, surveillait avec inquiétude le mini barrage qui empechait de voir déverser le ruisseau dans le boyau d'accès. Pas très rassurant tout ça mais bon, aucune pertubations climatiques n'étaient prévues avant plusieurs jours.

A son retour, Marc me demande d'aller l'accompagner à environ 25 mètres de la perte voir la cheminée remontante que nous avais parlé Patrick. Ils s'étaient arrêter là il y a 20 ans.

On est en fait sous une diaclase qui coupe perpendiculairement le ruisseau. La hauteur est ici de plus de 3m. Depuis le lit du ruisseau, on devine sur la gauche une cloche qui remonte de plusieurs mètres. Marc m'aide à escalader le talus d'argile. Après avoir enlevé à la main quelques blocs d'argiles et de pierre, je l'enfile dans la diaclase qui débouche dans une cheminée circulaire d'environ 2.5m de diamètre. Sa hauteur est de 4m environ. Une petite opposition jusqu'à son sommet me permet de découvrir une sorte de faille qui remonte dans une sorte de tremie sur 1.5m environ. Une topographie jusqu'à cette cheminée et un report de surface nous permettront de savoir si on peut espérer rejoindre la surface pour rendre la progression moins cauchemardesque. Ce serait même un GROS soulagement quand on connait le fonctionnement de la cavitée.

Enfin, on y est pas. Même si la suite de la cavitée topographiée part plein "Est", il ne faudrait pas que l'on se retrouve à 30m sous terre. L'idée du shunt serait alors laissé à l'abandon...

On est encore dans un réseau qui semble secondaire. Mais d'où peut alors bien venir toute cette eau?

scéances du 10 août, 16 août, 30 août, 21 septembre, 18 octobre, 11 novembre 2008

Objectif shunt avec toute l'équipe locale :

Alban ROUSSEAU, Bernard MARTY, Damien LAFFORGUE, Nicolas ESCURAT, Marc DELLUC

La topographie n'a hélas pas été faite jusqu'à la cheminée remontante lors de la dernière scéance... Ca c'est plutôt con !

On ne peut donc piqueter sur le terrain que l'emplacement de la perte du ruisseau souterrain. A première vue, cela semble favorable pour qu'il n'y ait pas trop d'épaisseur au dessus. A la suite d'une petite prospection, un soutirage net est repéré à un endroit qui semble concordé avec l'emplacement supposé de la cheminée remontante.

Les relevés de surface nous indiquent qu'il faudrait creuser un puit compris entre 6,2 à 7,7 mètres de profondeur pour arriver au sommet de la cheminée remontante selon les différentes hypothèses concernant la pente du ruisseau (entre 1% et 2%).

On est pas sur à 100% que cela soit le bon endroit à creuser mais c'est le seul soutirage visible et on est à la bonne distance d'après le croquis. Alors pourquoi pas?

De toute façon, la météo actuelle ne nous permet plus de revenir au fond mettre un coup de balise ou finir la topographie. Alors on a commencé à creuser car on a pas envi d'attendre une année de plus... (surtout moi lol)

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Actuellement le puits fait -5.3m de profondeur. A suivre

janvier 2009

Diable de Baladin !!!

Le puits s'est en parti effondré sur lui même... Il va falloir prévoir un système d'étayage si on ne veut pas prendre de risque. Un coffrage en bois de Douglas est prévu. Cette cavitée nous en fait voir. On va demander du renfort !!!

Autre information, depuis que j'ai agrandi le passage où les eaux s'engouffrent à l'intérieur du réseau, l'évent réagit différemment. Le trop plein se déclenche beaucoup moins souvent qu'avant.

18 avril 2009

Coloration de la perte du Bois de Bétou...

Christian BRUNET, Didier JAUBERT, Nicolas ESCURAT, Marc DELLUC

Une perte où travaillent depuis un moment les membres du TRIAS a été prise pour cible. Nos 2 groupes de spéléo veulent connaitre la destinée de cette perte dans laquelle se déverse parfois des quantités importantes d'eau surtout à la suite d'orages violents. Cela pourrait expliquer la rapidité de réaction de 2 résurgences connues : Font Belure et le Baladin

Préalablement à la coloration, nous avons déposés des fluocapteurs "faits maison" aux endroits où les eaux pouvaient éventuellement ressortir :

Ci-dessous, Christian BRUNET tiens dans ses mains le produit miracle sous l'oeil attentif de Didier JAUBERT. Une quantité de 100gr de fluoresceine diluée dans 3 litres d'eau a été déversé au plus profond de la perte. On remarque tous que la fluoresceine s'écoule dans le sens inverse par lequel l'eau se déverse dans la perte. Le ruisseau s'engouffre sous nos pied en direction du fossé d'écoulement extérieur...

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Après avoir divagué sur les différentes possibilités de sorties, nous ressortons tous les 3 rejoindre Marc en surface. Il nous tarde de dévoiler le mystère ! Ou plutôt on espère, car les colorations ne sont pas toujours réussies.

25 avril 2009

De la fluoresceine au baladin !!!

J'ai récupéré l'ensemble des fluocapteurs le mardi soir entre 21h30 et 22h00 en prenant soin de bien tous les séparés afin d'éviter les contaminations. J'ai ensuite fait séché individuellement tous les sachets de charbon actif le reste de la semaine.

Et samedi matin, je me réveille avec l'idée de révéler les échantillonnages avec une solution alcoolique de soude. Je ne tarde pas à remarquer avec joie que les grains de charbon de l'assiette "D" crachent des flammèches vertes fluo seulement quelques secondes après avoir versé la solution. C'est parfaitement visible en éclairant avec le faisceau de ma torche LED.

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Je veux avoir confirmation en testant aussi l'échantillon "A". Même résultat, c'est officiel, C'EST AU BALADIN !!! Mes soupçons se confirment donc. C'est plutôt intéressant car la perte est à 1200m à vol d'oiseau de la cascade du baladin.

A pied de spéléo, il doit y avoir au moins 1500m !!! Autre chose d'intéressant, le débit de la perte est inférieur au débit du baladin. Ce ne serait donc qu'un affluent.

Le résultat de cette coloration va nous redonner la motivation pour re-attaquer le shunt avec les membres du SCP et du TRIAS.

Coupe du réseau

1 mai, 8 mai 2009

Le TRIAS en renfort !!!

L'équipe avec laquelle on a coloré la perte est très motivée. La preuve, ils ont commencé à déboucher le puits dont la partie supérieure s'était effondrée en emportant l'échelle en bois !!! Et que dire du pauvre sceau tout écrasé au fond...

Enfin, une belle chèvre faite maison par l'équipe du TRIAS trône sur la tête du puits.

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15 mai 2009

La huitième merveille du monde !!

Quel beau travail !!! Le TRIAS fait dans l'art. C'est en plus efficace et cela redonne confiance pour creuser. Des coffrages en bois sont aussi prévus pour la partie inférieure. Il faudra étayer dès la prochaine scéance.

Le sceau devrait se trouver maintenant à environ 1.5m de profondeur car le puits a été dégagé sur environ 3.8m.

22 mai 2009

Le calcaire est pas loin !

Didier JAUBERT, Françis CABANAT, Frédéric MERCIER, Nicolas ESCURAT

Pour les préliminaires, il a fallu d'abord amener au bord du puits tout le matériel nécessaire pour réaliser le coffrage en bois. Nous avons donc beaucoup transpirés en cette chaude journée. Comme l'a fait remarqué Françis, on aurait préféré un prix "livré" pour les planches et les chevrons lol C'est que c'est pas tout plat pour arriver au puits !

Enfin, on s'est tous retrouvé le soir avec comme objectif de retrouver le supposé sceau ; chose accomplie au bouts de longues heures de désob. Quelques crêpes et bières nous ont permi de tenir le rythme.

On en a aussi profité pour monter en même temps un 1er morceau de caisson de 2.5m qui sera installé lors de la future scéance pour sécuriser la 2ème partie du puits.

Arrivés au niveau du sceau plutôt mal empoint, la désobstruction a été un peu poursuivi jusqu'à que nous trouvions le début du calcaire en fond. On devrait commencer à trouver du vide dans 2.4m au maximum puisque nous avons retrouvé la côte de -5.3m. Mais le creusement de la suite sera certainement plus difficile puisque nous ne sommes plus dans la couche sédimentaire. Le calcaire pointe son nez.

A la fin, Didier et sa baguette en noisetier nous informe que le ruisseau doit passer à 3-4 mètres à côté de notre puits. C'est tout à fait logique puisque la cheminée remontante est décalée du ruisseau.

29 mai, 12 juin 2009

Le calcaire est dur mais on avance petit à petit !

Plusieurs scéances ont permis d'atteindre la côte de -6.3m dans le calcaire. Bonne nouvelle, le fond devient tendre.

18 août 2009

Alban ROUSSEAU , Damien LAFORGUE

Le fond du puits a mordu la poussière !

Nouvelle scéance de désobstruction de nos artificiers préférés.

nuit du 20 au 21 août 2009

Christian BRUNET, Didier JAUBERT, Françis CABANAT, Nicolas ESCURAT

Une scéance à n'en plus finir !

Comme Alban et Damien doivent remettrent cela vendredi, on a organisé une scéance nocturne afin de pouvoir tout concilier.

Arrivés sur les lieux, Didier nous montre son nouveau aérateur de puits fait maison. Il a bricolé ça après avoir vu "l'aspirateur Tarnais" apporté par Damien. Il s'est en fait servi d'un sceau dans lequel il a fixé un ventilateur de hôte ; le tout relié à de la gaine de vmc. Son système permet soit d'aspirer, soit de souffler l'air à un débit réglable à 3 positions s'il vous plait ! Il est pas électricien pour rien ;-) Enfin, la petite bête peut faire ses 500m3/heure maximum ce qui est très pratique pour extraire les gaz d'explosion qui stagnent au fond du puits.

Une fois tout le matériel installé (groupe électrogène, baladeuse, système de ventilation, poulie...), Didier, toujours lui, était motivé pour extraire les déblais visibles depuis le haut du puits. Mais l'instabilité de la partie médiane du puits qui s'est asséché durant cet été a refroidi ses ardeurs. Etant tous courageux mais pas kamikazes, on s'est tous mis d'accord pour enfin installé le coffrage en bois qui n'attendait que cela. Au s'est d'ailleurs rapellé avec Françis, tout le mal que l'on avait eu a apporter tous ces bois ici. "L'aboutissement d'un chef d'oeuvre oui ! "

Mettre le coffrage dans ce fichu trou n'a pas été chose facile. Je fais en effet abstraction aux lecteurs des "impéquable", "merd...", "put...", "c'est pas possible!" ou d'autres proses tant répétées en cette début de nuit... Le principal, c'est de savoir que l'on y est arrivé BorDeL !!! (encore un reste d'énervement, je m'excuse).

Enfin, il était quand même près de 2h du mat et on avait pas encore extrait le moindre gramme de déblais... Pire que cela, pour descendre le coffrage dans le puits, il a fallu purger pas mal de terre. Et cet élément perturbateur a fini au fond hélas, augmentant d'autant plus notre travail à venir.

Petit rappel, "Il parait que Damien et Marc viennent demain aujourd'hui" lol On a donc remis les compteurs à zero dans nos têtes fautes de ne pas avoir trouvé ceux des bras, et avons attaqué la vidange du puits jusqu'à épuisement total. Toute l'équipe n'a pas eu la chance de compter les moutons mais plutôt les sceaux (nombreux) remplis de déblais. On en voyait plus la fin. Après 1,5m d'extraction de terre, on est enfin arrivé au calcaire "mietteux" tant attendu. Cette couche issue des tirs explosifs faisait quand même un peu plus de 50cm d'épaisseur. Nous y avons d'ailleurs trouvé une pelle et une pioche préhistorique des temps moderne. Et quelques centaines de goûtes de sueur plus tard...

...à 5h32 environ, la poulie et le sceau se sont endormis paisiblement.

21 août 2009

Alban ROUSSEAU, Damien LAFORGUE, Marc DELLUC

Coup de canon dans la vallée !

Hélas la poulie fût réveillée en sursaut... par vous savez quoi.

pauvre coffrage... Je veux les NOMS !!! lol

Il va donc falloir encore oeuvrer à la tâche dans les jours à venir.

17 septembre 2009

Christian BRUNET, Frédéric GAUTHIER, Harold MEYE, Nicolas ESCURAT

Opération balise !

De la pluie est annonçée dans les jours à venir et il n'a pas plu depuis très longtemps ici. Il est donc temps de revenir dans les entrailles du baladin tant que les conditions climatiques le permettent pour vérifier le positionnement du puits au cas où... Je vous rapelle que l'on creuse depuis le début d'après les indications d'un croquis et d'un soutirage de surface.

Et j'ai une idée!!! Après avoir vu certains comptes rendus spéléo faisant référence au repérage souterrain grâce à des systèmes ARVA (Appareil de recherche de victimes d'avalanche), je me suis dis que ce serait une bonne chose de tester ces appareils pour cette occasion. Voici les articles en question :

http://www.spelehautjura.com/dossier/arva.htm

http://association-speleologique-figeac.ifrance.com/outils.htm (un autre exemple mais ce n'est pas avec un ARVA mais un système similaire)

Les ARVA sont des appareils émettant une onde électromagnétique de 457 kHz qui a la particuliarité de passer dans une certaine mesure au travers de certains matériaux comme le calcaire par exemple. C'est très utile pour retrouver le signal depuis la surface !! Ces appareils ont aussi un mode réception dans lequel ils sont même spécialisés.

Pour une utilisation de repérage en spéléo, il faut un émetteur dans la cavitée et un récepteur à l'extérieur.

Le récepteur :

L'ARVA que j'ai choisi ci-dessous (le Patroller de chez Orthovox) à la particularité comme d'autres d'ailleurs, d'être directionnel. Comparativement aux "anciens" ARVA qui étaient uniquement analogiques (repérage de l'émétteur uniquement par l'intermédiaire de sons plus ou moins forts), ces appareils indiquent en plus la direction à suivre pour retrouver l'émetteur. Ils indiquent aussi un indice de rapprochement qui semble être assez proche d'une distance en mètres pour ce modèle. Quelques test ultérieurs nous permettront d'en dire plus à ce sujet. Cet ARVA a aussi un mode analogique quand on est éloigné de la balise. La portée de l'appareil est donc supérieure (80m) comparée à celle des appareils qui sont entièrement numériques (40m en moyenne). Cela peut donc s'avérer utile pour repérer plus facilement une cheminée non localisée par topo et repositionnement GPS. Le balayage de surface sera plus aisé.

L'émetteur :

Comme le pris d'un ARVA n'est pas donné (de 140 à 400 €), il est préférable d'utiliser un simple émetteur dans la cavitée. L'émetteur choisi ne se trouve plus dans le commerce mais il est encore possible de l'avoir d'occasion. Il est pratique car il est petit donc facilement transportable et à une grande durée de fonctionnement (200h de fonctionnement continu). Cependant, il n'est pas vraiment étanche, alors il faut prévoir un petit bidon étanche pour le protéger de l'eau mais aussi des chocs.

Une partie de l'équipe est donc réunie ce soir. 2 d'entre nous partiront mettre l'émetteur à la cheminée remontante, les 2 autres feront les recherches depuis la surface avec l'ARVA.

Après quelques test un peu laborieux, Harold et moi même sommes partis à travers les méandres blaireaulithiques de la première partie de l'Event du Baladin. Frédéric et Christian sont restés en surface équipés du récepteur. Comme on était "presque" sur du coup, ils attendaient patiemment tout près du puits artificiel actuel qui atteint ses 7m de profondeur environ.

45mn plus tard, on était sous la diaclase qui permet d'accéder par une petite escalade au pied de la fameuse cheminée remontante. A noter que la première partie de galerie de l'évent était entièrement sèche. L'été sec de 2009 y est sans doute pour quelque chose. On a donc installé presque au plafond l'émetteur puis on a attaqué la topographie de la cheminée vers la perte (partie qui n'avait pas été faite lors de la dernière expédition). Les conditions de la topo étaient plutôt humides puisque nous n'avions pas de combinaisons néoprènes.

Depuis la cheminée, on ne savait pas encore si ils avaient pu repérer la balise avec précision... Il a fallu attendre de ressortir en surface pour avoir le résultat tant espéré. Les questions ont fusés dès notre sortie. Nos 2 camarrades nous attendaient avec le sourrire. Hélas, il n'y avait pas que des bonnes nouvelles...

Pour résumer, il faut laisser tomber le puits actuel qui est à 10m de l'endroit repéré mais il y aurait moins de 3m à creuser pour trouver le vide à cet autre endroit! La soirée se termine donc pas trop mal.

Ci-dessous, la diaclase qui permet d'accéder à la cheminée remontante ainsi que l'amont du ruisseau au delà de la faille.

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nuit du 23 au 24 octobre 2009

Christian BRUNET, Didier JAUBERT, Françis CABANAT, Frédéric MERCIER, Nicolas ESCURAT

SHUNT effectué avec succès ! (on y est arrivé enfin lol)

Elle est belle la balise vu d'ici...

Topographie

Reports de surface

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