Découverte à la Grotte de la Louve (Bonaguil N°2)

BELLE JOURNEE DE PROSPECTION

Début d'été 2003 (Thierry MARTIN et Nicolas ESCURAT )

J'ai récupéré auprès de Michel GANDIN quelques photocopies de vieux comptes rendus de l'ancien club de FUMEL. On se décide alors avec Thierry de chercher sur le secteur de Bonaguil quelques cavités qui n'ont sûrement pas été visitée récemment…

4 grottes y sont indiquées dont une de 200 m de développement (Grotte du Laquet). Mais j'ai déjà cherché en vain cette dernière quelques jours auparavant. D'ailleurs, je m'en souviens très bien car la colline était infestée d'arbustes épineux. Depuis, l'entrée a été retrouvée.

On se dirige alors par une chaude journée, vers le terrain de Moto Cross de Lascabanes pour faire une journée de prospection. La recherche de trois grottes décrites par le club de FUMEL est notre priorité afin de revoir les possibilités de continuations :

- grotte de Lascabanes sur le sommet du coteau

- grotte de Durandal on ne sait ou…

- et la fameuse grotte de la Louve qui se trouverait dans un fond de vallon

Après avoir a priori trouvé les deux premières, nous tentons une petite prospection en remontant la vallée du ruisseau de Caupenne pour peut être trouvé la grotte de la Louve. On tombe alors sur un joli petit porche en fond de vallon qui doit certainement appartenir à une résurgence temporaire. On s'enfile alors dans l'unique galerie au sol sableux et nous tombons environ 20 m plus loin sur une ancienne désobstruction effectuée sur un planchet stalagmitique (gros travail effectué par FUMEL ; une séquence vidéo serait même disponible…).

Un courant d'air puissant ressort de ce trou complètement ensablé. Intrigué par ceci, je décide de jeter d'abord un coup d'œil. Après le déblaiement du sable, je me faufile dans ce petit orifice les pieds en premier car le sol est assez pentu. Je n'y vois rien, mais mes fesses s'aperçoivent rapidement que le bas du passage est plutôt humide. La petite galerie semble inondée à moitié par de l'eau très froide. Pas du tout équipé pour cela, j'hésite un moment à poursuivre. Je propose d'abord à Thierry de refaire le passage la tête la première pour arriver à voir la continuité. Pas très enthousiasmé par cette solution (sol sableux incliné à 30°), il m'incite à retenter le passage aquatique tel quel. «  Vas y, c'est que de l'eau… froide !  »

C'est vrai que mon idée de me faire ressortir en me tirant par les bottes n'était pas terrible…

Motivé, je rechange à nouveau de position et je remets ça. L'eau est vraiment froide mais je m'obstine. J'essaye de passer ce fichu virage à gauche tant bien que mal. La hauteur du passage doit être de 40 cm tout au plus avec 15 cm d'eau. Je m'allonge sur le côté afin de percer le mystère. Après un bref regard en position allongée dans l'eau, j'aperçoit alors (avec joie…) une galerie extrêmement étroite d'environ 4 m de long et remplie à moitié d'eau. Le grand luxe ! «  Mais où est mon tuba ?  » Cette chatière me semble impraticable. De toute façon, j'ai trop froid, on abandonne...

LA DECOUVERTE TANT ATTENDUE

Dimanche 5 octobre 2003 (Alban ROUSSEAU et Nicolas ESCURAT )

Je me lève tôt (15 h…) et une idée me vient à l'esprit. Revenir voir ce fichu passage équipé de ma combi néoprène. Ca soufflait très fort quand même !!!. J'appelle alors Alban avec qui je fais presque toutes mes sorties spéléo pour lui demander de m'accompagner. Motivés par une belle journée d'automne, on revient à l'endroit même où nous avions déclaré forfait quelques mois auparavant. Observation faite, je constate que la particularité du passage n'a pas changé. Cependant, il n'y a plus le puissant courant d'air mais simplement un léger soutirage.

Cette fois-ci, équipé d'une tenue plus adaptée au milieu aquatique, je fonce tête baissée (les pieds en fait) dans l'orifice avec ma petite lampe à LEDs. Je me glisse alors jusqu'à la fin du virage mais il y a uniquement mes jambes qui arrivent à forcer la suite de la galerie. Le passage est toujours aussi petit mais j'arrive à redresser ma tête afin d'analyser un peu la situation. Je suis à l'entrée d'une chatière presque totalement colmatée en forme de sablier. La partie hors d'eau ne mesure pas plus de 10 à 20 cm de large. Il parait impossible de continuer plus, à moins de revenir en état d'anorexie très poussée mais bon…

Mais je suis curieux. Je tape maintenant avec mes pieds sur les parois et je m'aperçois alors que le colmatage est essentiellement argileux. Seule une couche dure calcifiée nécessite l'utilisation d'un outil adéquat. Je ressort du passage incliné et demande à Alban d'aller me chercher le marteau dans la voiture. Pendant l'attente, 2 chauves souris sortent du passage. Cela me motive dotant plus que c'est plutôt le signe d'un agrandissement fort possible de la galerie derrière... Elles me narguent ;-) Je les entend presque me dire «  Facile la chatière ! »

Maintenant outillé, j'y retourne et commence un pénible travail de désobstruction. De l'eau, de la boue, de la calcite, voilà le menu du jour. Et à volonté ! Le pire, c'est qu'au fur et à mesure que j'enlève le colmatage hors d'eau, je vois le niveau d'eau monté car la galerie n'est pas grande. Ceci nous oblige à procéder à l'évacuation des déblais qui sont plutôt boueux.

Au bout d'une bonne heure d'acharnement de plus, je décide d'agrandir la galerie afin de pouvoir me retourner. Chose faite, j'essaye de forcer la suite de la chatière par tentation mais la réalité me rappelle à l'ordre. Il faut bien creuser encore et encore. Alban voudrait bien m'aider mais il n'est pas équipé pour. Il me demande alors ce que je vois. J'éclaire vers le fond de la châtière et j'aperçois alors de l'argile sèche sur un sol pentu. «  Tiens, tiens...  ».

Bon, encore 2 mètres à creuser mais le travail qu'il reste à se farcir semble moins important. Je recommence la désobstruction et j'accélère la cadence mais les bras commencent à fatiguer. Demi-heure plus tard, j'arrive sur une étroiture d'où on voit clairement du remplissage sec. Je me décide pour essayer de glisser ma tête de façon périscopique. Et là, grosse montée d'adrénaline comme on les aime…

J'aperçoit une galerie haute d'environ 2 m. Je dit alors à Alban que de la première nous attend enfin après 2 ans de fouilles dans le secteur Fumélois. J'essaye d'agrandir alors la dernière étroiture mais que la calcite est dure à cet endroit. Malgré mon acharnement, je ne fais que chatouiller la roche. Je décide alors de passer EN FORCE !!!

Je suis excité que «  Crac, crac…  » Et je passe ! Je cris alors qu'il y a de la galerie derrière mais surtout que je ne me suis pas coincé. Je suis enfin debout et au sec ! Je dis à Alban que je vais voir et je ne tarde pas à m'élancer. Ca y est je suis déjà parti…

Le début de l'aventure commence. La sensation que j'éprouve alors au fur et à mesure que j'avance est nouvelle pour moi. Le cœur est à cent à l'heure. Je découvre l'ambiance d'une ‘‘première''. Après avoir parcouru une galerie sinueuse haute de 2 m sur une distance de 20 m environ et étroite, j'atterris dans le virage d'une grande galerie qui m'a l'air très intéressante. Je frise la crise cardiaque ! La galerie est large de 4 m et haute d'environ 2,20 m. Je remarque rapidement que de l'eau doit sûrement circuler temporairement au vu des craquelures qu'il y a sur le remplissage argileux.

Stop ! Je décide volontairement de ne pas explorer la suite en solitaire. Je souhaite qu'on fasse cela tout les 3 (Alban, Thierry et Moi). De plus, je n'ai qu'une misérable lampe torche qui a pris l'eau...

Et de toute façon, je ne vais pas pouvoir attendre bien longtemps pour réaliser l'exploration. Je fonce alors vers Alban pour lui dire ce qu'on a découvert. Mais j'ai bien rigolé quand j'ai vu au retour la taille de l'orifice par lequel je suis sorti de la chatière...

UNE EXPLORATION SURPRENANTE...

Mardi 7 octobre 2003 (Alban ROUSSEAU, Thierry MARTIN et Nicolas ESCURAT )

J'appelle Michel GANDIN pour le mettre au courant le soir même de notre découverte. Il ne peut faire l'exploration avec nous qu'en fin de semaine. Mais que le temps est long dans cette situation. C'est interminable. 2 Jours, j'ai pas tenu plus...

Mon niveau d'adrénaline n'est toujours pas redescendu depuis la découverte. Je ne tiens plus en place. J'appelle alors mes compagnons d'aventure pour percer une nouvelle part du mystère de cette grotte. On décide d'y aller ce mardi soir après le boulot pour explorer la suite ensemble. Mais on en gardera un peu sous la dent pour Michel.

Avant de commencer l'exploration, on décide sagement d'agrandir le passage en long en large et en travers. Après avoir évacuer les déblais d'argile pendant une heure, on prend l'initiative de tous y aller. Seulement, un de nous n'a pas de combi néoprène et la température de l'eau se chargera de lui rappeler. «  Courage Thierry !  »

Mais que voit on ?!?!? Thierry sort de son sac des poches plastiques bizarres ainsi que du ruban adhésif. Encore une de ses idées farfelues je pense. Le voilà transformé en momie des temps modernes. Mais ce n'est pas bête ! Seulement, je ne pense pas que son déguisement soit fait pour durer… Enfin, il passe la chatière. Il ressort tout de même un peu humide mais il n'a pas pris l'eau. Bravo, mais le retour sera une autre histoire.

«  T'inquiète, ce sera que de l'eau… froide !  » Haha !! Vengeance ;-)

Tous au sec, on s'engage les uns derrière les autres dans le méandre étroit pour affronter l'inconnu.

La grande galerie n'a pas bougée. Deux directions s'offrent maintenant à nous. Il faut en choisir une. On part vers la droite où on remarque un certain remplissage dans cette partie de la grande galerie. Nous sommes vite à quatre pattes au bout de quelques mètres seulement. Virage à gauche, virage à droite et virage à gauche.

A partir d'ici, on peut se remettre debout car la hauteur est d'environ 2 m. Le remplissage semble avoir disparu…

L'aspect de la galerie change. Le conduit est plus haut que large et on trouve une succession de petits ressauts. Cela me parait assez bizarre que la galerie descende car l'entrée de la cavité est située en fond de vallon. Mais c'est vrai que la quantité de remblais dans les vallées est parfois de taille insoupçonnée.

A la deuxième cloche, on se rend compte qu'il y a une forte résonance. On s'amuse alors à crier par curiosité. Alban et Thierry me disent alors qu'il doit certainement y avoir une salle de belle taille. Il n'en est rien. On est tous étonné quand on voit devant nous une sorte de lac aux eaux d'un bleu translucide. Le plafond est déchiqueté de façon étrange. C'est magnifique. J'éclaire alors avec une puissante lampe halogène pour savoir si cela semble profond. Apparemment, cela plonge direct et j'estime à au moins 5 m la hauteur d'eau. On a de la chance, l'eau est très claire. C'est vraiment très joli à voir et plutôt unique dans le secteur.

Mais notre visite de cette galerie s'arrête ici. Il faudrait être fou pour continuer en nageant dans une eau si froide. On voit seulement que le lac tourne à gauche. La suite n'est point visible. Notre imagination nous laisse entrevoir une importante suite mais on sait dorénavant qu'il n'en est rien. (Pour l'instant…)

On fait alors demi-tour pour aller vers la partie de gauche où la grande galerie semble aller loin, ou du moins dans notre tête. Nous parcourrons environ 20 m avant de tomber sur une galerie secondaire qui part à gauche. Elle est haute de 3 m et présente un joli chenal de voûte. On s'y engage avant de se trouver encore au niveau d'une autre bifurcation. On s'éparpille ici un peu. «  Celui qui va le plus loin a gagné !  ».

Hélas, on ne fait pas les kilomètres de réseau que l'on souhaiterait, mais seulement quelques dizaines de mètres.

Dans la direction que j'ai choisie, je suis arrêté par une perte impénétrable d'où semble partir un ruisseau actuellement à sec. Mais des traces fraîches et très récentes m'indiquent que de l'eau circule régulièrement ici. J'ai même un moment de réflexion quand je vois que je me trouve dans une sorte de galerie forcée qui doit s'immergée totalement lors de crues. Mais d'où viendrait cette eau dans de telles quantités ?

Enfin bref, on se rejoint tous et on décide de rentrer car on a eu notre dose de découverte. On jette quand même un dernier petit coup d'œil dans la suite de la grande galerie. On s'arrête devant un massif concrétionné qui bouche une partie du passage.

Stop ! Il faut en laisser un peu sous le bras pour ne pas tout explorer d'un seul coup. Car à notre époque, c'est pas tous les jours qu'on peut se permettre de faire de la ‘'première''.

Michel sera lui aussi content d'en faire un peu. Cela rajoutera à son actif les kilomètres de vierges qu'il a fait dans le Duraquois dans ces chères rivières souterraines. Glou Glou !

QUELQUES PIERRES DE PLUS A L'EDIFICE

Jeudi 9 octobre 2003 (Alban ROUSSEAU, Thierry MARTIN, Michel GANDIN, Angélique MOUNITCHY, Nicolas PREVOT et Nicolas ESCURAT )

Exploration complète de la grotte. 170 m de plus sont découverts ce jour là. On espérait plus mais ce n'est déjà pas si mal. Grosse déception tout de même au niveau du lac. Un bouchon d'argile m'a empêché d'aller plus loin. Un chenal de voûte en plafond laisse entrevoir une possibilité de continuation. Il faudra revenir creuser.

A noter que le lac a été exploré en canot. D'ailleurs, toutes mes condoléances à sa famille car il faut savoir qu'on a retrouvé quelques jours après le canot d'apparence plutôt plat. Il n'a pas survécu le pauvre et s'est certainement percé sous la pression de l'eau quand le lac a monté…

14, 17, 19 Octobre puis 1, 15 et 23 novembre 2003 (Alban ROUSSEAU, Michel GANDIN et Nicolas ESCURAT )

ON VEUT PASSER AU SEC MAINTENANT !! Eh oui, nous avons nos exigences. Plait il ?

Au total, 6 journées de désobstruction intensives au marteau pneumatique ont été nécessaires pour court-circuiter le passage bas siphonnant.

D'ailleurs nous remercions aussi Lionel SOUCIEL de nous avoir filer un coup de marteau ;-)

Avant de commencer le travail de désobstruction, nous avons au préalable fait un petit relevé topographique afin d'aller droit au but. C'est la dernière fois que l'on s'est immergé dans ce siphon temporaire boueux.

Perçage et passage effectués avec succès le 23 novembre 2003. On est vraiment content de ne plus avoir à se mouiller.

(GRAND MERCI à Michel pour ses nombreux déplacements avec tous le matos de désob)

Dimanche 28 décembre 2003 (Alban ROUSSEAU, Thierry MARTIN et Nicolas ESCURAT)

Sortie désobstruction du "passage aspirant" qui est en réalité une perte temporaire par laquelle les eaux de la cavité ressortent à la résurgence qui se trouve à quelques dizaines de mètres du porche d'entrée.

Un courant d'air aspirant est nettement perceptible quand on met la tête à l'entrée du laminoir impénétrable. Cela semble très intéressant car cela résonne derrière.

Il reste encore 4 mètres à creuser. Cela semble très bon…

Vendredi 2 janvier 2004 (Alban ROUSSEAU, Nicolas ESCURAT)

Reprise de la désobstruction à la perte temporaire. Le courant d'air est toujours aspirant et cela raisonne toujours bien derrière.

On progresse de 4 mètres de plus et on s'arrête. On se réserve la « première » pour la prochaine sortie…

…en fin, c'est ce qu'on croit. En fait, les fortes précipitations des derniers jours ont provoqué une grande crue dans la cavité. Tout a été rebouché de sable par les eaux :-(

Il ne reste qu'un misérable laminoir de 5 cm de haut.

Mardi 20 janvier 2004 (Alban ROUSSEAU, Bernard BITARD, Marc DELLUC, Norbert AUJOULAT)

Comme nous avons trouvé un magnifique silex dans la grotte, une sortie est organisée pour savoir si il y a la présence de gravures ou d'autres choses intéressantes.

En fait, il n'y a rien à signaler.

Samedi 27 mars 2004 (Nicolas ESCURAT)

Désobstruction au marteau de la galerie parallèle à la galerie du lac (arrêt au bout d'une demi heure car la suite nécessite de l'explosif). Il y a une certaine résonance au bout de la galerie. ???

Réflexion sur le terrain pour court-circuiter les eaux qui s'enfilent dans la perte temporaire.

Il faut faire quelque chose pour la prochaine séance désob car si à chaque période de pluie le laminoir se rebouche, on peut signer un bail avec Madame De la Louve pour creuser.

Dimanche 23 Mai 2004 (Alban ROUSSEAU, Thierry MARTIN et Nicolas ESCURAT)

Journée piscine !! Non, en fait on est parti tous les trois sonder le lac de la Louve.

La profondeur mesurée au décamètre est d'environ 7 m. Il nous tarde qu'un plongeur élucide le mystère des profondeurs…

Dimanche 13 juin 2004 (Alban ROUSSEAU, Gilles PALUE, Pierre LACHAUD, Marc DELLUC, Laurent DUPOUX, Michel GANDIN et Nicolas ESCURAT)

Toutes les stars sont réunies… pour creuser ! C'est décidé, c'est aujourd'hui que nous passons cette fichue perte coûte que coûte !

Ca creuse dans tous les sens et ça transpire. Les troupes sont motivées. On ne tarde pas au bout de longues heures à sentir un avant goût de « première ». Nous avons maintenant avancé de presque 10 m et on aperçoit un bout de galerie. Ca se relève juste là ! Encore un petit effort !

Au bout de quelques dizaines de minutes, j'arrive à me faufiler à travers la dernière étroiture. Tout le monde passe mais on ne rajout seulement que 40 m de galerie. Encore une petite déception.

(ATTENTION, cette partie est totalement inondée lors des crues !!!)

A noter qu'un tir à l'explosif a aussi été fait non loin de là. clic… B O O M   !!!

Août 2004 (Philippe MARCHIVE, Alban ROUSSEAU, Wilfrid et Guillaume MALINOWSKI, Sylvie KOCHEL et Nicolas ESCURAT)

Le petit lac souterrain de 15 m de long et de 3 m de large environ a été plongé par Philippe MARCHIVE et aucune issue ne semble avoir été trouvée (à noter qu'il a plongé en aveugle car la visibilité été nulle).

Le fond du lac serait une sorte de diaclase étroite remplie d'argile très liquide. Le profil vertical du lac est en losange. La partie la plus large est sous les eaux en permanence.

Pendant les fortes périodes de pluie et en hiver, le niveau du lac peut monter de plusieurs mètres. Le canot de Michel GANDIN s'en souvient encore. Exceptionnellement, les eaux du lac peuvent se déverser dans la "Grande Galerie".

Il pourrait être intéressant de creuser le bouchon d'argile situé au bout du lac car un chenal de voûte est présent. Une corde a été installée en fixe au plafond mais elle n'est pas encore assez tendue. Fesses mouillées garanties...

Ce lac est encore aujourd'hui un gros point d'interrogations.